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Inga Verbeeck

INGA VERBEECK, MARIEUSE POUR MILLIARDAIRES

Elle October, 2013

Comment devient-on marieuse pour milliardaires?

Par hasard! Je travaillais dans l’entreprise familiale, en Belgique. Nous étions spécialisés dans l’acier et je
n’aurais jamais imaginé me retrouver à la direction d’une agence de rencontres. Lorsque ma famille a vendu l’entreprise, une de mes amies installée à Londres m’a proposé de la rejoindre chez Berkeley International, qu’elle avait fondée il y a vingt ans. Au début, l’agence se limitait à l’Angleterre, mais, depuis 2003, elle a acquis une dimension internationale.
J’avoue avoir été étonnée par la proposition de mon amie, car il s’agissait d’un univers professionnel complètement éloigné du mien, même si j’ai toujours eu beaucoup d’intérêt pour les relations humaines. Mais j’ai découvert un métier passionnant et le plaisir de rencontrer des personnes très différentes. Toutes milliardaires? Je dirais que nos clients vont de aisés à milliardaires. Il y a beaucoup de chefs d’entreprise, de médecins, d’avocats… Nous avons environ la même proportion d’hommes que de femmes, mais les hommes ont encore de la difficulté à franchir le pas. C’est peutêtre une question d’ego. En revanche, tous les hommes s’inscrivent généralement après la première entrevue, ce qui n’est pas le cas des femmes. Certaines changent d’avis; d’autres prennent leur temps, se renseignent davantage… Les clients ont entre 35 et 60 ans.

Les hommes et les femmes ont-ils les mêmes attentes?

Ils veulent tous rencontrer des gens sérieux, mais le mariage n’est pas une fin en soi. Certaines rencontres débouchent sur des amitiés. Je constate, par contre, que les femmes ont davantage de critères de sélection: loyauté, honnêteté, gentillesse… Le physique n’est pas leur première préoccupation.

Berkeley International - Press - Switzerland - 201310 - Elle

Et pour les hommes?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils ne rêvent pas du cliché de la femme jeune et belle. Ils ont
dépassé ce stade, ils recherchent quelque chose de plus profond.

Mais est-ce devenu tellement difficile de rencontrer quelqu’un?
Je pense que oui, surtout lorsqu’on travaille beaucoup, que l’on voyage ou que l’on est divorcé avec des enfants. Si on n’a pas la chance de rencontrer quelqu’un dans son cercle social, cela devient très dur. Aujourd’hui, les mentalités changent, les gens s’inscrivent plus facilement dans un club de rencontres. Ils sont très enthousiastes. Quand on veut quelque chose, on travaille très dur pour l’avoir. Alors pourquoi ne ferait-on pas la même chose pour l’amour?

Quel est le fonctionnement de Berkeley International?

Notre approche est très personnalisée. Nous rencontrons les personnes de préférence hors du bureau, dans un restaurant, un bar d’hôtel ou chez elles. La discussion est aisée et naturelle. Les clients disent simplement ce qu’ils espèrent, ce qu’ils aiment… En fait, ils parlent d’eux. Certaines personnes savent exactement ce qu’elles veulent; d’autres ont une vision plus générale. Les attentes évoluent aussi souvent au fil des rencontres. Après cette discussion, qui dure deux à trois heures en moyenne, il m’arrive d’avoir tout de suite une idée des personnes à présenter. Nous garantissons au moins huit rencontres par an, mais, dans les faits, nous sommes plus près de une par mois.

Quel est le prix?

Nous avons différentes propositions qui vont de 10 000 euros par an pour une recherche nationale à 50 000 euros pour le monde entier.

ODILE HABEL